Malus écologique : pourquoi un nouveau durcissement des barèmes ?

La destruction massive de l’environnement est un phénomène qui inquiète la population mondiale. Conscients de ce fléau, de nombreux pays se mobilisent en mettant en place des actions spécifiques pour lutter contre la pollution. Des lois, des règlements et des taxes liés à la protection de l’environnement ont été mis en place. Le malus écologique est l’un d’entre eux.

Qu’est-ce que le malus écologique ?

En raison de la destruction de l’écosystème, le malus écologique a été mis en place. Il s’agit d’une taxe sur les véhicules dont les émissions de dioxyde de carbone dépassent une limite fixée par les autorités locales (133 grammes par kilomètre pour cette année). Il touche les voitures dont l’immatriculation a été faite à partir du mois de mars 2020. Il faut noter qu’elle ne touche que les véhicules neufs mais ne prend pas en compte les véhicules d’occasion. A cet effet, elle s’applique aux voitures particulières et celles utilisées pour le transport de passagers. La taxe est payée au moment de l’immatriculation du véhicule. Ainsi, elle n’est assurée que par le premier acquéreur de la voiture.

Comment puis-je connaître le montant du malus écologique à payer pour ma voiture et comment l’éviter ?

Aucun calcul n’est nécessaire pour déterminer le malus écologique à payer pour votre nouveau véhicule.  En effet, il suffit de déterminer la quantité de CO2 émise par la voiture par kilomètre. Ensuite, il faut se rendre sur le site du service public et voir le barème annuel fixé par l’État. Voici quelques barèmes fixés en 2020. Pour une voiture émettant 138 g de CO2 par kilomètre, il faut payer un malus de 50 euros. Quant à un véhicule émettant 190 g de dioxyde de carbone par kilomètre, l’écotaxe est de 7462 euros. Pour éviter de payer le malus écologique, il suffit de ne pas acheter un véhicule neuf dont l’émission de CO2 est de 133g/km pour cette année et de 128g/km pour l’année suivante.

Un phénomène important de durcissement des barèmes écologiques !

Le malus écologique se durcit au fil du temps. En effet, un durcissement important est prévu pour 2022, selon la loi de finances. Le seuil qui déclenche la taxe est réduit de 5g chaque année de 2021 à 2023. De plus, le montant maximal à payer par les propriétaires de véhicules neufs sera porté à 10 000 euros chaque année. Il faut toutefois noter que le montant de l’écotaxe ne doit pas dépasser la moitié du prix d’achat de la voiture. Ainsi, pour illustrer ce changement, le taux d’émission de 138g par kilomètre équivaut à 50 euros en 2020 devient 123g par kilomètre en 2022.

En plus du malus écologique, il existe également des taxes sur la consommation de produits énergétiques, des taxes sur la consommation d’électricité et tant d’autres taxes à payer en matière d’écologie.