Somnolence au volant : les astuces pour l’éviter

Publié le : 07 août 202319 mins de lecture

La somnolence au volant est la principale cause d’accidents et de décès sur les routes. Elle représente un grave danger pour les usagers. Les causes de la somnolence sont nombreuses. Il est donc important de savoir évaluer son état et de prendre des mesures de précaution pour éviter le risque d’accident.

Les différents facteurs de risque de la somnolence au volant

Tout d’abord, il est important de savoir qu’il existe certains moments où le risque de s’endormir est plus élevé. Par exemple, il est plus dangereux de conduire entre 13 heures et 16 heures et entre 2 heures et 5 heures du matin. Ensuite, des troubles du sommeil ou une qualité de sommeil altérée facilitent l’endormissement au volant.  La prise d’un repas copieux et la consommation d’alcool augmentent également la somnolence. D’autres facteurs peuvent favoriser l’endormissement au volant : un trajet monotone, une température trop basse ou trop élevée dans le véhicule et la prise de médicaments dangereux pour la conduite. Pour éviter le risque d’accident, il faut connaître les signes de la somnolence au volant et agir rapidement lorsqu’ils apparaissent. Par exemple, vous devez arrêter de conduire si vous ressentez des picotements dans les yeux ou si vous avez les paupières lourdes, une difficulté à garder la tête droite, un besoin de changer de position, une baisse de vigilance, des difficultés de concentration, etc.

Fatigue du conducteur

Manque de sommeil

Le manque de sommeil est l’un des principaux facteurs de risque de somnolence au volant. Lorsqu’un conducteur ne dort pas suffisamment, son niveau de vigilance diminue considérablement, ce qui peut entraîner une baisse de l’attention et des temps de réaction plus lents. Voici comment le manque de sommeil peut affecter la conduite :

  • Effets sur la vigilance : Le manque de sommeil perturbe les processus neurologiques et physiologiques qui maintiennent la vigilance et l’éveil. Les conducteurs fatigués peuvent ressentir des baisses de concentration, des bâillements fréquents, des paupières lourdes et une difficulté à se concentrer sur la route.
  • Diminution des temps de réaction : Un manque de sommeil peut allonger les temps de réaction du conducteur, ce qui rend plus difficile l’évitement des dangers potentiels sur la route, comme les obstacles, les freinages d’urgence ou les véhicules en mouvement.
  • Micro-sommeils : Le manque de sommeil peut provoquer des « micro-sommeils » involontaires et de courte durée, où le conducteur s’endort brièvement pendant quelques secondes sans en avoir conscience. Ces micro-sommeils sont extrêmement dangereux car le conducteur perd temporairement le contrôle du véhicule.

Conduite de longues distances

La conduite sur de longues distances, en particulier sur des trajets monotones et routiniers, peut entraîner de la fatigue et de la somnolence. Les facteurs liés à la conduite de longues distances sont les suivants :

  • Monotonie de la route : La conduite sur des autoroutes ou des routes monotones sans changements significatifs peut ennuyer le conducteur, entraînant une diminution de l’attention et une augmentation de la fatigue.
  • Fatigue cumulative : Sur de longs trajets, la fatigue peut s’accumuler progressivement, en particulier si le conducteur ne prend pas de pauses régulières pour se reposer.
  • Heures de conduite prolongées : La conduite sur de longues distances peut impliquer des heures de conduite prolongées sans pause, ce qui peut augmenter le risque de somnolence et d’accidents.

Travail en horaires décalés

Les travailleurs qui ont des horaires irréguliers, notamment ceux qui travaillent la nuit, sont particulièrement exposés à la somnolence au volant. Voici comment le travail en horaires décalés peut influencer la sécurité routière :

  • Perturbation du rythme circadien : Le travail de nuit perturbe le rythme circadien naturel du corps, qui régule le cycle veille-sommeil. Cela peut entraîner une somnolence accrue pendant les heures de travail et de conduite.
  • Sommeil fragmenté : Les travailleurs en horaires décalés peuvent avoir du mal à obtenir un sommeil ininterrompu et de qualité en raison de la perturbation de leur horloge biologique. Cette fragmentation du sommeil peut entraîner une fatigue constante et une somnolence diurne.
  • Charge de travail accrue : Certains travailleurs en horaires décalés peuvent être soumis à des charges de travail plus lourdes ou à des horaires irréguliers, ce qui peut entraîner une accumulation de fatigue et une augmentation du risque de s’endormir au volant.

Consommation d’alcool

La consommation d’alcool est l’un des principaux facteurs de risque de somnolence au volant, et elle augmente considérablement le danger sur la route. Voici en détail les différents facteurs de risque liés à la consommation d’alcool et leurs effets sur la somnolence au volant :

  1. Effet dépresseur du système nerveux central : L’alcool agit comme un dépresseur du système nerveux central, ce qui signifie qu’il ralentit l’activité du cerveau. Cela entraîne une diminution de la vigilance, des temps de réaction plus lents et une détérioration des capacités de conduite.
  2. Diminution de la coordination : L’alcool altère la coordination physique et mentale, ce qui rend difficile la conduite en maintenant une trajectoire stable, en effectuant des manœuvres précises et en réagissant rapidement aux dangers de la route.
  3. Altération du jugement : L’alcool altère le jugement et la prise de décision du conducteur. Cela peut amener le conducteur à prendre des risques plus élevés, à surestimer ses capacités ou à sous-estimer les risques liés à la conduite.
  4. Somnolence accrue : L’alcool peut entraîner une augmentation de la somnolence chez certains individus. Même si le conducteur ne s’endort pas complètement au volant, une somnolence légère peut suffire à réduire considérablement la vigilance et à accroître le risque d’accident.
  5. Effets résiduels : Même après que les effets immédiats de l’alcool se soient dissipés, des effets résiduels peuvent persister dans le corps. Par exemple, l’alcool peut perturber le sommeil, ce qui peut entraîner une fatigue résiduelle le lendemain matin, augmentant ainsi le risque de somnolence au volant.
  6. Interaction avec d’autres médicaments : Si le conducteur consomme de l’alcool en combinaison avec des médicaments (y compris des médicaments en vente libre), cela peut potentialiser les effets sédatifs et entraîner une somnolence accrue.
  7. Effet de la quantité d’alcool consommée : Plus la quantité d’alcool consommée est élevée, plus les effets néfastes sur la conduite et la somnolence sont importants. La limite légale d’alcoolémie varie selon les pays, mais il est crucial de noter que toute quantité d’alcool peut affecter la conduite de manière négative.
  8. Effet combiné de la fatigue et de l’alcool : La combinaison de la fatigue (manque de sommeil) et de l’alcool est particulièrement dangereuse. Ces deux facteurs peuvent s’additionner et rendre le conducteur encore plus vulnérable à la somnolence et à l’incapacité de conduire en toute sécurité.

Condition médicale et utilisations de médicaments

Les facteurs de risque de somnolence au volant liés à la condition médicale et à l’utilisation de médicaments peuvent considérablement affecter la sécurité routière. Voici une présentation détaillée de ces facteurs :

Condition médicale 

Certaines conditions médicales peuvent augmenter le risque de somnolence au volant en raison de leurs effets sur le sommeil, l’éveil et la vigilance. Voici quelques-unes des conditions médicales associées à la somnolence au volant :

  • Apnée du sommeil : L’apnée du sommeil est une condition où la respiration est interrompue pendant le sommeil. Les personnes atteintes d’apnée du sommeil peuvent souffrir de somnolence diurne excessive, ce qui augmente le risque de s’endormir au volant.
  • Syndrome des jambes sans repos (SJSR) : Le SJSR provoque un besoin irrésistible de bouger les jambes pendant le repos, ce qui peut entraîner un sommeil de mauvaise qualité et une somnolence diurne.
  • Narcolepsie : La narcolepsie est un trouble du sommeil caractérisé par des accès de sommeil soudains et incontrôlables pendant la journée, ce qui peut être extrêmement dangereux au volant.
  • Troubles du sommeil non diagnostiqués : D’autres troubles du sommeil, tels que l’insomnie chronique, peuvent entraîner une privation de sommeil et une somnolence diurne.
  • Troubles neurologiques : Certains troubles neurologiques peuvent perturber le sommeil et entraîner une somnolence accrue, comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson, etc.

Utilisation de médicaments

Certains médicaments peuvent provoquer des effets secondaires de somnolence, d’étourdissements ou de fatigue, ce qui peut augmenter le risque de s’endormir au volant. Voici quelques types de médicaments couramment associés à la somnolence :

  • Antihistaminiques : Les antihistaminiques sont souvent utilisés pour traiter les allergies, mais ils peuvent provoquer des effets sédatifs et entraîner une somnolence au volant.
  • Sédatifs et tranquillisants : Les médicaments utilisés pour traiter l’anxiété, l’insomnie ou d’autres troubles mentaux peuvent avoir un effet sédatif, ce qui peut interférer avec la capacité du conducteur à rester vigilant.
  • Analgésiques opioïdes : Les opioïdes, utilisés pour soulager la douleur, peuvent entraîner une somnolence et une diminution des capacités de conduite.
  • Médicaments contre les allergies et le rhume : Certains médicaments en vente libre pour traiter les allergies ou les symptômes du rhume peuvent contenir des ingrédients qui causent de la somnolence.
  • Médicaments contre la toux : Certains médicaments contre la toux contiennent des ingrédients qui peuvent provoquer de la somnolence.
  • Médicaments pour la pression artérielle : Certains médicaments pour traiter l’hypertension peuvent entraîner une baisse de la tension artérielle et des effets secondaires de somnolence.
  • Médicaments pour les troubles gastro-intestinaux : Certains médicaments pour traiter les problèmes gastro-intestinaux peuvent provoquer des effets secondaires de somnolence.

Il est essentiel de lire attentivement les étiquettes des médicaments et de consulter un professionnel de la santé si vous avez des préoccupations concernant les effets secondaires de somnolence. Si vous prenez des médicaments qui peuvent provoquer de la somnolence, évitez de conduire ou envisagez d’utiliser des alternatives sûres pour vos déplacements. La sécurité sur la route doit toujours être une priorité absolue.

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Comment éviter la somnolence au volant ?

Conseils pratiques

Le sommeil est la seule solution à la fatigue et à la somnolence. Cependant, il existe d’autres mesures qui peuvent vous aider à l’éviter. Lorsque vous conduisez, pensez à faire une pause de 15 à 20 minutes toutes les deux heures. Et si vous conduisez la nuit, la pause doit être plus fréquente. Ensuite, prenez des repas légers et non alcoolisés avant et pendant votre trajet. Puis, ne dépassez pas la limite de vitesse. Si vous conduisez à une vitesse trop élevée, vous êtes obligé de traiter rapidement un grand nombre d’informations et d’ajuster constamment votre vision. Cela provoque de la fatigue et favorise la somnolence. Enfin, choisissez une tenue qui vous met à l’aise lorsque vous conduisez. Optez pour des vêtements adaptés à la météo et qui permettent à votre corps de respirer.

Éviter la somnolence au volant est essentiel pour assurer la sécurité sur la route. Voici quelques mesures préventives pour éviter la somnolence pendant la conduite :

  • Dormez suffisamment avant de prendre la route : Assurez-vous de bien dormir la nuit précédant votre trajet. Les adultes ont généralement besoin de 7 à 9 heures de sommeil par nuit pour être alertes et vigilants pendant la journée.
  • Évitez de conduire pendant les heures de sommeil habituelles : Évitez de conduire lorsque vous avez l’habitude de dormir, surtout si vous prévoyez de faire un long trajet. La période entre 2h00 et 6h00 du matin est particulièrement propice à la somnolence au volant.
  • Faites des pauses régulières : Lors de longs trajets, prévoyez des pauses toutes les deux heures environ. Sortez de la voiture, marchez, étirez-vous et prenez l’air pour vous rafraîchir.
  • Évitez de consommer de l’alcool et de prendre des médicaments sédatifs avant de conduire : L’alcool et certains médicaments peuvent entraîner une somnolence et une diminution de la vigilance. Évitez leur consommation avant de prendre le volant.
  • Ne conduisez pas si vous êtes fatigué : Si vous vous sentez fatigué ou somnolent, ne prenez pas le volant. Trouvez un endroit sûr pour vous reposer, comme une aire de repos ou un hôtel.
  • Partagez le volant : Si possible, voyagez avec un passager qui peut partager la conduite avec vous, en particulier lors de longs trajets.
  • Évitez de conduire trop tard dans la nuit : La conduite de nuit peut être plus fatigante en raison de la baisse de luminosité et des changements dans le rythme circadien. Si vous le pouvez, planifiez vos trajets pour éviter de conduire tard dans la nuit.
  • Maintenez une température fraîche dans la voiture : Les températures chaudes peuvent favoriser la somnolence. Gardez l’habitacle de votre voiture frais et bien ventilé.
  • Évitez les aliments lourds avant de conduire : Les repas lourds peuvent provoquer une sensation de somnolence. Essayez de manger léger avant de conduire.

Les technologies pour éviter la somnolence au volant

Il existe plusieurs technologies conçues pour aider à prévenir la somnolence au volant et améliorer la sécurité routière. Ces technologies peuvent détecter les signes de somnolence du conducteur et l’alerter afin qu’il puisse réagir avant qu’un accident ne se produise. Voici quelques-unes des technologies les plus courantes pour éviter la somnolence au volant :

  • Bague anti-endormissement : Une bague anti-endormissement, conçue pour prévenir la somnolence au volant, offre plusieurs avantages essentiels pour la sécurité routière. En détectant les signes précurseurs de somnolence chez le conducteur, tels que les mouvements oculaires et les changements de rythme cardiaque, la bague peut émettre des alertes visuelles, sonores ou vibrantes pour avertir le conducteur de sa fatigue imminente. Cela réduit considérablement les risques d’accidents causés par la somnolence au volant et favorise la sécurité routière. La bague est également non intrusive et facile à utiliser, s’adaptant à la plupart des doigts et pouvant être intégrée à d’autres technologies pour fournir des informations complémentaires sur l’état du conducteur.
  • Détection de la somnolence par la caméra : Certaines voitures modernes sont équipées de caméras qui surveillent le comportement du conducteur, notamment ses mouvements oculaires et les signes de somnolence. Si la caméra détecte des signes de somnolence, elle peut émettre une alerte sonore ou visuelle pour avertir le conducteur.
  • Système de détection de la vigilance : Ces systèmes utilisent des capteurs pour surveiller les mouvements du volant et les trajectoires du véhicule. Si le système détecte des mouvements erratiques ou incohérents, il peut alerter le conducteur de la nécessité de faire une pause.
  • Alerte de sortie de voie : Ces systèmes surveillent la position du véhicule sur la route et émettent une alerte si le conducteur s’écarte de sa voie sans utiliser le clignotant. Cela peut aider à éviter les accidents causés par une somnolence ou une inattention momentanée.
  • Ceinture de sécurité intelligente : Certaines ceintures de sécurité intègrent des capteurs qui détectent les mouvements du conducteur. Si la ceinture détecte une baisse d’activité ou une position non conventionnelle du conducteur, elle peut déclencher une alerte.
  • Technologie de surveillance de la fatigue : Ces systèmes utilisent des capteurs pour surveiller les signes physiologiques du conducteur, tels que la fréquence cardiaque et les mouvements des yeux. Si des signes de fatigue sont détectés, une alerte est émise pour inciter le conducteur à faire une pause.
  • Affichage tête haute (HUD) : Certains HUD peuvent projeter des informations importantes directement sur le pare-brise, permettant au conducteur de garder les yeux sur la route sans avoir besoin de baisser le regard pour consulter le tableau de bord.
  • Système de surveillance du comportement du conducteur : Ces systèmes utilisent des algorithmes d’apprentissage automatique pour analyser le comportement du conducteur et détecter les signes de somnolence ou d’inattention. Ils peuvent émettre des alertes ou conseiller au conducteur de prendre une pause.
  • Assistance de maintien de voie : Cette technologie intervient activement en cas d’écart involontaire du véhicule de sa voie en appliquant légèrement la direction pour ramener le véhicule sur la bonne trajectoire.
  • Assistant de conduite semi-autonome : Certaines voitures sont équipées de fonctionnalités semi-autonomes qui peuvent aider à maintenir le véhicule dans sa voie et ajuster la vitesse en fonction du trafic, réduisant ainsi le niveau de stress et de fatigue du conducteur.

Soyez attentif lorsque vous avez besoin d’une pause

Vous devez être conscient des signes de fatigue et de somnolence au volant. Cependant, il n’est pas facile de se juger quand on présente ces signes avant-coureurs. Heureusement, il existe différents outils qui peuvent vous alerter dès que les premiers signes de baisse de vigilance apparaissent. Vous aurez par exemple la bague StopSleep qui se porte à 2 doigts. Il existe comme nous l’avons vu au dessus de nombreux dispositifs anti-somnolence au volant comme le casque anti-sommeil, la lunette anti-sommeil, le pilote de mesure de l’attention, la caméra de reconnaissance faciale, etc. Enfin, essayez de stimuler votre attention par tous les moyens. Vous pouvez le faire en diffusant votre playlist musicale préférée ou en écoutant la radio.

Les astuces et technologies visant à éviter la somnolence au volant jouent un rôle crucial dans la préservation de la sécurité routière. La somnolence au volant est un problème sérieux qui peut entraîner des accidents graves et mettre en danger la vie des conducteurs et des autres usagers de la route. Les astuces telles que dormir suffisamment avant de conduire, faire des pauses régulières et éviter la conduite de nuit contribuent à maintenir la vigilance du conducteur. De plus, les technologies innovantes, telles que les caméras de détection de la somnolence, les systèmes d’alerte de sortie de voie et les bagues anti-endormissement, offrent des moyens supplémentaires de prévention en détectant les signes de fatigue et en avertissant les conducteurs avant qu’ils ne deviennent dangereusement somnolents. Ensemble, ces astuces et technologies renforcent la sécurité sur les routes, rappelant aux conducteurs l’importance de rester vigilants et de prendre des mesures proactives pour prévenir les accidents liés à la somnolence au volant. En adoptant ces approches, nous pouvons sauver des vies et rendre nos déplacements routiers beaucoup plus sûrs.

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